2971 Sexe, Genre & Fusil à pompe

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Sexe, Genre & Fusil à pompe
Comment se donner un genre pour avoir la classe et pécho du sexe
Non classé | 11.01.2016 - 10 h 41 | 0 COMMENTAIRES
Y’a Enfants de Mars et de Vénus qui sort bientôt, vous pouvez le pré-commander

Yo,

Ça fait un bout de temps que j’ai pas posté ici, la vie quotidienne m’a tenu loin d’Internet : cambrioler des bourges, latter des nazillons, tuer des démons, faire des course-poursuite avec la police, bref la routine, quoi.

Je passe tout de même en vitesse pour signaler que les éditions Dans nos histoires vont bientôt sortir Enfants de Mars et de Vénus, qui racontent comment j’ai rencontré Alys, comment on est sorties ensemble, et évidemment comment après on s’est retrouvées pourchassées par des nazis, les flics, des rêves chelous et d’autres trucs que j’ai un peu oubliés parce que ça fait un peu de temps maintenant que ça m’est arrivée. Le quatrième de couverture c’est ça :

« Sauf qu’on n’est pas un couple, a tranché Alys.

— Vraiment ? ai-je demandé, un peu surprise.

— Lev, je t’aime bien, mais pour l’instant on a à peine couché deux fois ensemble et, pour ce que j’en sais, tu couches avec toutes les filles trans que tu rencontres. »

J’ai levé ma main en signe de protestation.

« Ce sarcasme est complètement infondé. Et puis, qu’est-ce que tu fais des lacrymos, des machos, des bastons avec les skins, des interrogatoires musclés et tout ça ? Ça ne compte pas, pour toi ?

— Si, mais ça correspond plus à la description d’un gang que d’un couple. »
J’ai haussé les épaules.

« D’accord, ai-je concédé. Être en gang, ça me va aussi. »

Ah et l’autrice soi-disant c’est Lizzie Crowdagger, je suis même pas créditée sur la couverture sous le prétexte fallacieux que j’existe pas dans le monde réel, bla bla bla, je touche même pas de sous sur les ventes, c’est dire l’arnaque.

Bref, pour en revenir à nos histoires, ou plutôt à Dans nos histoires (ah ah), ils ont lancé une souscription pour leurs bouquins qui sortent en 2016, et vous pouvez précommander celui-ci. Y’en a d’autres aussi d’ailleurs que vous pouvez précommander aussi, même s’ils m’ont l’air plus compliqués.

Voilà sur ce je vous laisse j’ai des trucs à faire. Hasta la vista.

 

 

Féminisme | sociologie | 10.12.2013 - 14 h 25 | 1 COMMENTAIRES
Les femmes trans sont-elles des « caricatures de féminité » ?

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Introduction

Je ne sais pas vous, mais moi, j’entends régulièrement le reproche (notamment par des «féministes») fait aux personnes trans d’être des «caricatures» (sic, ça vient pas de moi, hein) de leur genre, c’est-à-dire d’être trop féminine pour une meuf et trop masculin pour un gars.

Bon, en fait, j’entends surtout le reproche fait aux femmes trans d’être trop féminines. J’ai rarement vu des gars se faire reprocher d’être trop masculins (y compris par les «féministes» en question, d’où le fait que je mette un guillemet, parce que quand tu fais plus de reproches aux meufs qu’aux  mecs tu mérites des guillemets à ton féminisme, désolée).

Ce qui m’a toujours perturbée dans ce genre de discussion, c’est que c’est le genre de phrases qui est balancée comme ça : «les femmes trans cherchent à être plus féminines». Tu te dis, quelqu’un qui te dit ça, il ou elle va ta balancer le lien vers un article qui montre au moins que  les femmes trans sont plus féminines que les femmes cis, mais non, c’est comme ça, tout le monde le sait, n’est-ce pas, alors c’est que ça doit être vrai, hein ? C’est le bon sens qui dit ça, le même qui dit que la Terre peut pas être ronde parce que les gens qui sont en bas tomberaient.

Bref, j’ai cherché une référence un peu sérieuse là-dessus, et j’ai rien trouvé (ça veut pas dire que ça existe pas, je suis pas une grande chercheuse en sociologie forcément capable de trouver les bonnes références dans le domaine, je veux bien l’admettre), c’est genre un truc qui doit être vrai et qui est jamais remis en cause, je trouve ça quand même assez fou.

Alors je me suis dit : hey, vas-y, mais j’ai qu’à la faire moi-même, cette putain d’étude.

Modus Operandi

N’ayant pas de financement pour faire de la vraie recherche sérieuse, monter un vrai recrutement de gens pour passer des tests ou je ne sais quoi était hors de question. Alors, j’ai fait au plus simple : un tumblr où il n’y a que des femmes trans d’un côté, et un tumblr où il y a des femmes « en général » de l’autre, et hop, comparer leur expression de féminité respective pour voir si le postulat « les femmes trans sont plus féminines que les autres » est vrai.

Pour cela, chaque photo était évaluée en fonction de la «féminité» de la personnes posant dessus, donnant une note allant de 0 à 5, prenant en compte la coiffure, les vêtements/bijoux/etc, et le maquillage. Alors, je vois venir la question : «mais comment tu évalues la féminité, c’est quand même subjectif ?». Alors oui, je le reconnais, il y a une part de jugé et de pifomètre, mais vu que j’ai le même jugé et le même pifomètre dans les deux cas, on n’a qu’à dire que ça ne crée pas de biais.

Vous noterez aussi qu’il s’agit de comparer, d’un coté, une population de femmes trans, et de l’autre non pas une population de femmes cis, mais une population de femmes en majorité cis mais qui peut aussi inclure des trans. On pourrait croire qu’on ne peut pas comparer, mais on peut très facilement montrer mathématiquement que si. Cela dit, plutôt que de faire des maths, prenons une métaphore alimentaire : si vous voulez comparer le goùt de l’eau et le goùt du sirop de grenadine, ben même si vous diluez un peu le sirop de grenadine en mettant de l’eau dedans, vous verrez bien que ça a pas le même goût que l’eau sans grenadine, donc c’est que la grenadine, seule, a a forteriori un goût différent de l’eau. CQFD.

Certaines personnes pourraient aussi prétendre que regarder des tumblr où des meufs postent leurs photos introduit un biais par rapport à la popuation générale. Je me contenterais de répondre ceci : soit vous me payez de quoi faire une étude plus sérieuse, soit vous fermez votre gueule, oh, ça va, merde.

Résultats

Passons donc à la partie intéressante de cet article : les résultats.

Population «générale» (majoritairement cis) : moyenne : 3,2 ; écart-type : 0,8, n = 30 personnes

Population «trans» : moyenne : 3,1 ; écart-type : 0,9, n = 30 personnes

Conclusion : dans cette étude, les femmes trans ne démontrent pas une féminité plus exacerbée que les autres femmes. La moyenne de féminité est sensiblement identique (légèrement supérieure pour le groupe «général», mais la différence n’est pas significative) pour les deux groupes, avec dans les deux cas un écart-type assez élevé, indiquant que l’expression ou non de féminité varie grandement selon les individus.

Conclusion

Cette étude montre que lorsque les gens disent «les femmes trans ont une vision de la féminité caricaturale», ils ne se basent sur rien de concret. Bien entendu, le mode expérimental de cette étude n’est pas  parfait ; cependant, étant donné qu’il s’agit à ma connaissance de la seule étude existante, j’estime que ça donne le droit de dire aux gens qui reprochent aux femmes trans d’être globalement des «caricatures de féminité» de fermer leurs grandes gueules à moins qu’ils ne soient capables de citer une autre étude scientifique qui remettrait celle-ci en cause.

On notera cependant que cette étude se contente de comparer la féminité de deux groupes de femmes, et ne pose pas la question : stigmatiser les femmes féminines, ce ne serait pas un bon vieux réflexe misogyne, en fait ?

fat and furious | 21.11.2013 - 01 h 54 | 0 COMMENTAIRES
Dans un sens puis dans l’autre

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En tant que grosse, j’ai tendance à râler sur les toilettes trop petites où je n’ai pas assez de place, mais là, au moment où je m’insère un doigt dans la bouche pour me faire vomir, je me dis que c’est bien pensé.

 Parce que ça fait qu’au moment où tu le mets dans sa bouche, ce doigt, à cause de la culpabilité, de la honte, du dégoût et de la haine de toi, à cause de tes bourrelets de gras que tu ne veux plus voir, à cause de ton cœur qui bat la chamade dès que tu dois monter une côte ou quelques marches, tu ressens en plus l’humiliation de devoir galérer à trouver une position correcte pour te faire vomir.

 Bref, dans des toilettes trop petites, une jambe repliée contre moi et l’autre contorsionnée autour du bas de la cuvette des chiottes, je me mets un doigt dans la bouche et je me fais vomir.

 Je me demande pourquoi on dit toujours qu’il faut se mettre deux doigts dans la bouche pour ça. Moi, un seul, ça me suffit. Peut-être que je ne suis pas normale. Peut-être que j’ai des gros doigts. Pas peut-être, c’est sûr que j’ai des gros doigts, comme le reste de mon corps difforme, mais peut-être que c’est à cause de ça.

 Je me fais vomir, et puis je regarde ce que j’ai vomi. Je suis bien obligée, parce que je sens qu’à cause des toilettes trop petites ça va être la plaie pour me relever. Je vois un reste de pâtes à moitié digérées et des morceaux de knacks. Les knacks ont l’air de moins être décomposées que les pâtes. Peut-être que la viande se décompose moins vite : ça demande plus d’énergie pour la digérer, alors peut-être que ce serait logique ?

 Mon visage est plein de vomi, forcément, ça m’a éclaboussée partout. Entre ça et mes larmes, je dois avoir une sale gueule, pire encore que d’habitude.

 Il y a un passage de Fight Club qui me revient en tête :

 This is your life, doesn’t get any better than this. This is your life, and it’s ending one minute at a time.

 Quand j’étais gosse, un médecin m’avait dit que si je ne faisais pas d’effort avec mon poids, je finirais par crever d’un infarctus à quarante piges. J’en ai trente, et je me dis qu’avec ce que je fume,ça ne me fait peut-être plus beaucoup d’années à vivre. Ça me réconforte. J’ai pas le courage d’en finir avec la vie, peut-être que ce corps que je déteste tant pourra le faire à ma place.

 Je regarde ce que j’ai vomi, et je me dis que je peux continuer un peu, si ça se trouve. Je remets un index crado dans ma bouche et je gerbe à nouveau, jusqu’à ce que ce soit trop acide et jusqu’à ce que ça me fasse trop mal au ventre pour être supportable.

 Ma dentiste ne comprenait pas pourquoi j’avais des dents aussi pourries, alors qu’elle m’avait vue à peine un an plus tôt. Moi, si, je comprends très bien.

 Je m’essuie sommairement avec du papier toilette, tout en sachant très bien que même après m’être lavée les dents, même après m’être nettoyée le visage et les main, l’odeur me suivra un moment.

 N’ayant toujours pas le courage de me relever, je repense à mon rêve de la nuit dernière. J’étais mince, j’étais belle. J’avais des fringues de mince, des fringues de belle. Une mini-jupe que je ne pourrais jamais trouver à ma taille, un soutien-gorge push-up sexy également introuvable à mon gabarit, et une culotte super sexy. J’étais mince, et j’étais belle, et j’aimais mon corps, et tout allait bien.

 Ensuite, je me suis réveillée, j’ai vu ma culotte à l’élastique niqué parce que la plupart du temps, il n’y en a pas à ma taille, des culottes, et je les achète trop petites. J’ai vu mes bourrelets, mon gras, mon reflet dans le miroir, et j’ai eu envie de mourir.

 Sauf qu’évidemment, on ne meurt pas juste par envie. Il faut avoir le courage d’y aller assez fort, et le courage, c’est un truc qui me fait défaut. Des fois, j’échafaude des plans, et puis je n’ai pas la force d’aller jusqu’au bout. Même en se coupant les veines des poignets dans le sens de la longueur, il faut y aller super fort pour que ça saigne vraiment. La seule fois où j’ai essayé, c’était assez ridicule, il n’y aurait même pas eu de quoi se servir un verre de sang. Je m’étais juste sentie plus minable et nulle que jamais.

 Alors, du coup, comme je manque de courage pour en finir vraiment, je me contente de me faire vomir en espérant que ça ira vaguement mieux après. Souvent ça marche, mais en général le soulagement n’est que de courte durée.

 This is my life, doesn’t get any better than this.

 Les gens me disent qu’il faudrait que j’aime mon corps. Je les emmerde. Oui, je hais mon corps et je l’assume. Mais cette haine, elle fait partie de moi. Des fois, c’est ce qui me permet de tenir. C’est ce qui permet de me relever après m’être fait vomir dans des toilettes trop petites. Parce que les gens qui me disent qu’il faudrait que j’aime mon corps le savent très bien : des fois, je ne suis pas si bête. Des fois, je me rends bien compte que si je déteste autant mon corps, ce n’est pas juste parce que je suis malade, pas normale, déviante, tarée. Je me rends compte que si je déteste autant mon corps, c’est à cause des mêmes gens qui me disent de l’aimer. À cause des gens qui m’ont fait des remarques de merde, m’ont humiliée, m’ont envoyée chez le psy, fait monter de force sur une balance, demandé combien je pesais, voulu tâter ma graisse. Ces gens là, ils ne veulent pas vraiment que j’aime mon corps, ils veulent juste que j’évite de me poser la question : pourquoi est-ce que je le déteste autant ? Et, surtout, à cause de qui ?

En raison de l’exiguïté des chiottes, je suis obligée de galérer pour me relever. Je dois m’appuyer sur la cuvette pour m’aider. Malgré ça, la honte, le dégoût de soi, l’humiliation, tous ces sentiments sont sortis de ma tête et il ne me reste plus qu’une chose, la colère.

Alors je vais dans la salle de bains et je me nettoie le visage, puis les dents, et les mains, même si je sais très bien que je vais avoir l’odeur en tête pendant un certain temps. Et puis je me regarde, et je me dis que je ne suis pas si moche, finalement, c’est ce monde qui l’est. Je ne crois pas que les choses s’amélioreront, que it gets better.C’est la merde, et il faut vivre avec. Ma seule perspective de rêve américain, c’est le poing d’acier dans lequel je peux placer mes gros doigts boudinés.

Ça peut ne pas paraître grand-chose, comme perspective, mais c’est toujours mieux que rien.

 

Féminisme | 03.05.2013 - 19 h 55 | 0 COMMENTAIRES
La révolution ne sera pas une soirée échangiste

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Je transmets pour une fois un article qui n’est pas de moi, et qui vient d’une amie ex-blogueuse qui a décidé d’arrêter son blog. Et les blogueuses qui arrêtent c’est un peu comme les fumeuses qui arrêtent, vous savez, les gens qui vont pas s’acheter de paquets de clopes parce qu’elles fument plus mais qui vont vous taxer des clopes pendant toute la soirée. Ben là c’est pareil, comme elle a arrêté de bloguer et qu’elle ne va pas revenir sur ce qu’elle a dit en rouvrant son blog, elle me demande de le mettre sur le mien.

En plus j’étais pas chaude pour le mettre, moi, cet article, parce qu’il s’attaque à un article de l’Observatoire des transidentités, et que dans mon dernier article je me moquais déjà gentiment de leur dossier sur les transconjoints, et du coup ça faisait un peu acharnement et j’avais peur d’encore passer pour une connasse transphobe, ce qui m’embêterait parce que la plupart des connasses transphobes sont des hippies en mode la nature blabla essence féminine chanter dans la forêt.. Mais vu que la copine en question qui voulait que je publie son article a menacé de publier des photos compromettantes de la période où j’avais des dreads si je n’accédais pas à sa requête, je me suis dit qu’entre deux maux, il fallait choisir le moindre.

Donc, voilà son article. Je n’en suis pas responsable, alors pas la peine de m’engueuler.

La révolution ne sera pas une soirée echangiste (par Cassidy)

Hier, ou était-ce il y a deux jours ? Je suis tombée sur un nouveau dossier de l’ODT (l’Observatoire des Transidentités, rien à voir avec OpenOffice) intitulé Post’porno & porno trans. Alors déjà, juste en voyant le titre, j’étais pas très chaude, parce que le porno, c’est pas trop mon truc, et que le post non plus.

J’irais pas jusqu’à dire que je suis anti-porno, parce que j’ai tendance à considérer que je m’en branle de ce sur quoi les gens se branlent (même si après il y aurait évidemment des trucs à dire sur les conditions de tournage, d’exploitation, la misogynie, le côté pro-viol, l’exotisation, etc., du porno industriel ; et qu’autant j’ai pas une grande expérience de comparaison entre porno mainstream et porno alternatif, mais j’ai assez d’expérience de comparaison entre la vie mainstream et la vie «alternative» pour être dubitative sur le fait que cette alternative soit libérée de rapports d’oppressions, d’exploitation, de misogynie, etc.). Mais en tout cas je crois que je suis assez anti-pro-porno, parce que les gens qui t’expliquent qu’ils changent le monde en faisant du porno ont tendance à me gonfler, et que je m’en veux toujours de m’être infligée des projections pornos qui me parlaient absolument pas pour être suffisamment «radicool» pour être intégrée dans le milieu «transpédégouine-féministe».

Enfin bref, ça c’est ma vie, on s’en fout un peu, si j’ai envie de la raconter j’ai qu’à rouvrir un blog.

En fait je voulais juste réagir sur deux passages particuliers de l’article Pornographie sur les trans ou porno trans ? qui m’ont un peu, disons, perplexifiée. (L’autre article, je l’ai pas trop compris, du coup je ne vais pas réagir dessus.)

Doit-on envisager de réhabiliter la figure du translovers rangée du côté de la sexualité « obscure » et « perverse » pour le ramener du côté d’une attirance « autre », « débinarisée » ?

Euh, comment dire ? Non ? En fait j’avoue que j’ai du mal à comprendre. Le mot «translover», à la base, je me trompe peut-être, mais il me semble qu’il a surtout été utilisé par des meufs trans pour désigner des mecs super relous qui exotisaient les meufs trans, voulaient bien se branler dessus ou tirer un coup avec mais de façon absolument pas respectueuse, et surtout pas être vus avec ou avoir des relations durables avec elles. Bref, des mecs relous, qui profitent de l’oppression de meufs, de leur situation de précarité affective, qui jouent à fond sur la transphobie pour dominer des meufs, alors pourquoi est-ce qu’il faudrait réhabiliter ce mot ? Pourquoi pas aussi réhabiliter la figure du «harceleur de rue» ou du «dragueur relou» ?

Peut-être qu’en fait, avant de réfléchir à réhabiliter la figure du tranlover, on pourrait commencer par parler de la situation de précarité affective des meufs trans (et en l’occurrence particulièrement hétéras, vu qu’à la base les translovers désignent surtout les mecs hétéros qui fantasment sur les meufs trans), avec en même temps l’hypersexualisation, les rapports de domination dans les relations cis/trans, les violences conjugales ; je recommande en particulier de lire cette traduction d’extraits de la seule brochure réalisée à ma connaissance sur les violences conjugales sur les personnes trans, qui me parait plus intéssante que les dossiers pour expliquer à quel point les «transconjoints» sont des gens chouettes et tolérants. Tiens, quelques chiffres tirés de cette traduction :

  • 80% des personnes [trans] interrogées déclarent avoir été victimes de comportements violents d’ordre psychologique, sexuel ou physique de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.
  • La violence psychologique transphobe semble être la forme de violence domestique la plus répandue, avec 73% des personnes sondées reconnaissant avoir subi au moins une forme de violence psychologique transphobe de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.
  • 45% des personnes interrogées ont subi des violences physiques de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.
  • 47% des personnes interrogées ont subi des abus sexuels de la part d’un partenaire ou d’un ex-partenaire.

Je vous laisse lire la traduction mise en lien, et pourquoi pas la brochure en anglais pour plus de données, mais c’est vrai que c’est moins bandant que de parler de porno….

Et le deuxième extrait sur lequel je voulais réagir, c’est la conclusion de l’article :

Peut-être parlons-nous d’un porno sensuel, érotique et politique démontrant que le corps trans est aimé ?

Oh, chouette, le corps trans est visible dans le porno (et je veux bien qu’on m’explique en quoi le porno «hentai futanari» est politique, et même en quoi c’est spécialement censé représenter les meufs trans), alors c’est qu’il est «aimé». Les choses s’améliorent, alors, youpi.

Non mais allô ? Ça fait des milliers d’années que des mecs hétéros fantasment et se branlent sur le corps des meufs, je suis pas sûre que ça ait vraiment été synonyme de libération des femmes.

Alors, OK, peut-être que je suis une conne de puritaine qui ne comprend rien à la vie, mais j’ai du mal à voir en quoi sexualiser encore plus les meufs trans qui sont déjà hypersexualisés fera avancer le schmilblick. Et même si en vrai je veux bien croire que des personnes «minorisées» puisseent à un niveau individuel reprendre du controle sur leur corps en faisant du post-porno DIY machin truc, j’ai du mal à voir en quoi c’est censé être super révolutionnaire pour autant.

Et ouais, je suis peut-être une puritaine niaise en plus, mais je me dis que je trouverais toujours ça cent fois plus subversif de lire des romans Harlequin qui prendraient le point de vue de personnes trans, sans être transphobes et cis-centrées. Mais bon, ça, sans doute que ce serait être une sale intégrationniste, et pas digne de l’aspect radicalement subservif et révolutionnaire de rajouter de la sexualisation à des groupes qui la subissent déjà.

 

lgteubé | 01.03.2013 - 20 h 28 | 3 COMMENTAIRES
Transconjoints (ou : «fais tourner le joint, con!»)

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Dans le cadre (enfin, hors du cadre, faut pas déconner) d‘un magnifique dossier sur les transconjoints (c’est-à-dire, pour ceux et celles qui sont pas hypes, les conjoints de trans ; à ne pas confondre avec les transjoints, qui sont les joints que tu fais tourner), j’avais envie de poster cette interview exclusive de ma meuf et moi. Je veux dire vu qu’elle est trans et que du coup ça rentre dans le sujet, tout ça.

Pouvez-vous vous présenter ? Comment vous êtes-vous rencontrées ?

Lev : je m’appelle Lev. Ça vient de Leviathan, la grosse bête de l’apocalypse. Pace que je suis grosse et un peu bête, des fois.

Alys : je m’appelle Alys. Ça vient de rien du tout.

Lev: on s’est rencontrées après une garde à vue.

Est-ce que le fait d’être en couple a changé quelque chose dans ta transition ?

Alys: d’une, on n’est pas un couple.

Lev: on est en pascouple, en gros. C’est comme si on était en couple, mais on est pas en couple.

Alys: voilà. Sinon, ouais, ça change des trucs, évidemment. Avant, quand je me venissais les ongles, je pouvais pas me rouler de clopes juste après. Maintenant, je peux toujours pas, mais je peux lui demander. Pratique.

On parle pas mal de transidentité. Jamais des transconjoints. Pourquoi d’après toi ?

Alys: c’est vrai que c’est une super bonne question. J’ai remarqué ça pour d’autres choses, aussi. On parle pas mal de skinheads, mais jamais de skinconjoints. C’est fou. Comme les anarcho-autonomes. On en parle beaucoup, mais jamais des anarcho-autonomesconjoints. Dingue.

Lev: je dirais que c’est parce qu’on s’en cogne un peu.

C’est plus compliqué d’être en trans-conjugalité ?

Lev: clair. Déjà, rien que t’endends le mot «trans-conjugalité», tu te dis que ça va être compliqué.

Alys: est-ce qu’étymologiquement «trans-conjugalité» ne devrait pas plus logiquement désigner le fait de changer de conjugalité ? Ou de conjoint, peut-être ?

Lev: zyva, balance pas des mots comme «étymologiquement» en plus, toi !

Et les psys dans tout ça ?

Lev: au départ, je n’étais pas très fan de Gangnam Style. Ensuite, j’ai appris la chorégraphie du cheval et j’ai changé d’avis.

Un dernier mot ?

Alys: shampoing.

Lev: hamster.

lgteubé | 15.11.2012 - 23 h 40 | 2 COMMENTAIRES
Il n’y a que deux camps, mais il est parfois dur de les différencier

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J’attends avec impatience le vote de la loi sur le mariage «pour touTEs» (expression qui est censée être plus politiquement correcte que «marigae homo», mais qui laisse un peu sous-entendre que tout le monde a envie de se marier…) Non pas que je sois impatiente à l’idée de pouvoir choisir ne pas me marier, mais par contre je suis vraiment impatiente que ces débats de merde en finisse, entre les cathos fachos qui expliquent que c’est légaliser la zoophilie (sans revenir sur le fait que le mariage actuel autorise déjà la nécrophilie) et les LGTeuBés qui pondent un peu campagnes niaiseuses sur campagnes niaiseuses.

Quelques exemple de magnifiques images que j’ai pu voir, notamment par un réseau social créé par un connard maintenant milliardaire :

Évidemment, le niaiseux peut facilement devenir nauséeux, si on est gentille et qu’on considère que la valorisation de la famille blonde et heureuse ne l’est pas déjà un peu :

Du coup c’est parfois un peu compliqué, parce que t’est un peu obligée de regarder si c’est un couple homo pour capter que c’est pas une image de propagande faf.

À côté de ça, les fafs (Civitas et les Intransigeants en l’occurrence), eux, ils font ça :

(Autant le fait qu’il y ait le petit Jesus au milieu de la famille menacée par le rainbow flag, je comprends leur logique, mais l’étoile de David dans le rainbow flag, c’est quand même assez… enfin, disons que ça donne un peu l’impression que dans ce qui leur sert de cerveau l’auto-complétion est activée et que quand ils pensent  «lobby» parce qu’ils commencent à penser «lobby homosexuel», il y a tout de suite «lobby juif» qui sort parce que les vieux fonds de commerce ont la vie dure)

Ce qui est assez drôle, finalement, parce que ce serait finalement beaucoup plus jouissif comme images de propagande LGBT que les images de propagande LGBT (qui elles du coup donnent dans la Famille et le Bleu-Blanc-Rouge, ce qui prouve bien, finalement, que le mariage homo entraîne une certaine confusion des genres)

Même si évidemment, l’idée que le mouvement gay-et-lesbien puisse s’attaque à la Famille semble définitivement morte et enterrée, sauf pour les fachos, qui sont les derniers à s’imaginer encore que les homos puissent encore avoir quoi que ce soit de menaçant pour l’ordre établi.

(Et même si évidemment, lorsqu’on regarde les gens au lieu de la symbolique, c’est-à-dire non pas qui remet en cause la Famille (avec une majuscule) mais qui, concrètement, prend son flingue pour buter sa famille, on constate que c’est en général des pères de famille hétérosexuels, qui grâce au mariage qui instaure le fait que femme et enfants sont censés leur appartenir (en tant que bon chefs de famille, justement) passent le plus de temps à massacrer femmes et enfants sous prétexte que Madame va voir ailleurs ou que Monsieur est un peu déprimé et veut en finir (et comme sa femme et ses gosses lui appartiennent, forcément, il ne peut pas se contenter de se suicider  tout seul comme un grand, non, il faut qu’il bute sa femme et ses gosses aussi). Ensuite, on accorde à ces pères de famille exemplaires des minutes de silence à l’assemblée nationale, par exemple. Non, la Famille n’est pas du tout un truc pourri, et c’est vraiment chouette qu’on demande à pouvoir en faire partie aussi, youpi, toute en donnant une caution à Hollande qui, au milieu des expulsinos de roms, de sans-papiers, de militantEs à Notre-Dame-Des-Landes, etc.,  pourra se vanter d’avoir fait UN truc de gauche dans son mandat.)

Sinon, Les Intransigeants donnent aussi des idées d’action super chouettes, sur leur blog, par exemple l’image suivante :

pourrait donner des idées de piste pour constuires concrètement les intersections des luttes, par exemple en l’occurrence comment mêler action de libération animale et lutte antifasciste.

Féminisme | 09.04.2012 - 16 h 24 | 10 COMMENTAIRES
Le féminisme post-moderne pour les nul·le·s

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Je suis désolée, cela fait très longtemps que je n’ai pas posté ici. Cela est principalement dû au fait que mes études de sociologie me prennent beaucoup de temps en ce moment, et que cela est très fatigant. (En tout cas, je me suis mise au free fight depuis quelques mois, et comme la sociologie est un sport de combat, on peut dire que je suis une sociologue)

Bref, je voulais faire un petit article pour expliquer ce qu’est le féminisme post-moderne.

À la base, il y avait le féminisme appelé «classique» (par les fans de musique), ou «pré-moderne» (par les gens comme moi qui vont pas chercher midi à quatorze heures et qui pensent logiquement que le contraire de «post» c’est «pré»), ou «seconde vague» (par les surfeurs et surfeuses), qui se résume en gros à «la barricade n’a que deux côtés», comme l’a dit Aragon. Vous savez, ce type :

 

Comme l’a dit Dominique Grange : «il n’y a que deux camps, vous n’êtes plus du nôtre, à tous les collabos, nous on fera la guerre». Bon, c’était pas exactement pour le féminisme qu’elle disait ça, mais d’un autre côté Aragorn non plus (il parlait de son précieux), donc on s’en fout.

Après, il y a eu l’influence de Bourdieu, mais comme ni Bourdieu, ni maître, je n’en parlerai pas, et surtout de Foucault, qui révolutionne la vision dite «binaire» du féminisme (c’est-à-dire «la barricade n’a que deux côtés), où on est forcément dans une case ou dans l’autre, pour en faire une version quaternaire, avec quatre cases possibles :

La vision de Foucault est cependant critiquée par des féministes plus (post-)modernes, qui estime que sa vision ne permet pas de prendre en compte l’évolution de son identité au cours de sa vie. En effet : «C’est votre dernier mot ?» et après, on ne change plus.

C’est là qu’intervient Butler, qui fait exploser le queer. On ne reste pas indifférente aux textes révolutionnaires de Butler : on peut être fascinée, ou au contraire révulsée. La plupart du temps, cela dit, on baille parce qu’on y comprend rien et que c’est chiant. Butler, donc, révolutionne la théorie féministe et décide de casser carrément l’idée de cases. Ainsi, tout le monde connait la fameuse discussion entre Butler et une militante féminisne restée anonyme :

« Je propose une nouvelle façon de paradigmatiser l’épistémopolitique du genre avec une analyse post-foucaldienne centrée sur la performativité discursive du trouble dans le genre.

— C’est de la folie !»

C’est suite à cette discussion que Butler a sorti sa très célèbre phrase, prisée dans les universités :

Conclusion

Voilà, j’espère que je vous ai donné quelques billes pour mieux comprendre la théorie queer et le post-modernisme. Sur ce, moi, je retourne bosser ma sociologie en allant jouer à Street Fighter.

Féminisme | 08.02.2012 - 18 h 09 | 1 COMMENTAIRES
Soirée Apocalipstick à Lille

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Puisqu’on me l’a demandé gentiment, je relaye cette information concernant une soirée à Lille, en non-mixité meufs trans et gouines.

 

Apocalipstick vient de se créer et pour fêter ça organise une soirée trop la classe en non-mixité meufs trans et/ou gouines. Au progamme, bar, boum, bouffe… bonheur ! C’est le vendredi 10 février à 21h au Centre LGBTQIF de Lille (19, rue de Condé, Métro porte d’Arras) Faites tourner à vos copines !

Voici une petite présentation du groupe :

Nous en avions marre d’être invisibles et inaudibles ou examinées au microscope exotisant par :

  • des pénibles en mal de relations sexuelles distrayantes
  • des militants qui veulent nous transformer en barbies subversives pour faire caution dans leur vitrine théorique
  • des curieux/curieuses qui nous prennent pour des moteurs de recherche à leur disposition sur les questions trans et lesbiennes
  • des sociologues tout frétillants d’avoir dégoté le dernier sujet à la mode.

Nous en avions marre d’être mal à l’aise ou poussées vers la sortie (plus ou moins pernicieusement) d’espaces et/ou de groupes qui sont aussi les nôtres.

Nous en avions marre d’être obligées de mettre de l’adoucissant quand on passait nos oppresseurs à la machine sous prétexte que « les pauvres petits, quand même… » .

Nous avions envie de lutter entre copines, sans avoir à nous censurer, sans complaisance vis à vis des dominants et sans attendre leur validation.

Apocalipstick est un groupe féministe matérialiste en non-mixité meufs trans et/ou gouines. Apocalipstick est un groupe autonome qui lutte contre la société hétéropatriarcapitaliste, raciste, cissexiste et validiste (et ouais, carrément !)

Non classé | 25.01.2012 - 02 h 24 | 3 COMMENTAIRES
Il faut pousser la logique jusqu’au bout, Herr Doctor

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Peut-être avez-vous entendu parler de ce fabuleux médecin, chef de service à l’établissement français du sang (vous savez, là où ils récupèrent votre sang pour le transfuser à d’autres gens, je parle pas d’un obscur groupe de fans de vampires), qui a déclaré, grosso-modo, que l’exclusion des gays (et non pas des homos de façon générale, ça revient un peu à invisibiliser les lesbiennes de dire ça)  du don du sang était justifiiée parce qu’un vagin était fait pour avoir des relations sexuelles, et pas un anus.

En dehors du débat sur la pertinence de vouloir établir ce qui est fait pour quoi (à la base, Internet était fait pour les militaires, c’est pas ça qui empêche de télécharger des vidéos de chatons), ce que je trouve drôle, c’est la logique de ce bon docteur, ou plutôt ce qu’on obtiendrait si on la poussait vraiment jusqu’au bout.

Parce que ce qu’il dit, du coup, c’est deux séries de postulats, les premiers concernant les lesbiennes, et parlant uniquement de godes (parce que les lesbiennes ne font que ça entre elles, c’est bien connu)  :

  1. il n’y a pas de risque de contamination avec un godemiché ;
  2. donc, ce n’est pas la peine d’exclure les lesbiennes du don du sang.

et les seconds concernant les gays, avec une comparaison avec les hétéros, et parlant uniquement de pénétration avec un pénis (parce qu’apparemment les hétéros et les gays ne font que ça entre eux) :

  1. Il y a un risque de contamination par la muqueuse anale (sous-entendu, bite dans anus)
  2. Donc un anus n’est psa fait pour avoir des rapports sexuels
  3. À l’inverse, le vagin est fait pour ça, avoir des rapports sexuels (c’est-à-dire, recevoir une bite), puisqu’il y a moins de risque.

Autrement dit, si je comprends bien, le médecin part du principe que comme il y a plus de risques de transmission du VIH avec un rapport bite/anus que bite/vagin, il peut en conclure : un vagin est fait pour avoir des rapports sexuels, alors qu’un anus ne l’est pas.

Du coup, poussons la logique jusqu’au bout : puisque dans le même temps, ce médecin explique qu’il n’y a pas de risque (pas moins, juste pas) en utilisant un godemiché, on peut en conclure :

Un godemiché est fait pour avoir des rapports sexuels, alors qu’un pénis ne l’est pas.

Bizarrement, je ne suis pas sûre qu’il nous l’assène avec autant de ferveur.

Féminisme | 25.11.2011 - 04 h 49 | 2 COMMENTAIRES
Le privilège cissexuel

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Bon, normalement je fais pas de pub pour ce genre de brochures, parce qu’il faut bien dire que c’est le genre de trucs assez chiants, où y’a pas d’images, pas d’explosions, pas de guns, et où en plus faut réfléchir et se remettre en question, ce qui n’est pas forcément les choses pour lesquelles je suis le plus douée.

Mais, bon, comme le collectif qui présente le truc s’appelle «Misandres Terroristes Féministes», et que je trouve que c’est un nom assez classe, je me suis dit que je pouvais faire une exception et que ça méritait bien un petit ctrl-C/crtl-V malgré ces défauts.

Le Collectif MTF (Misandres Terroristes Féministes) présente :

LE PRIVILEGE CISSEXUEL

Nouvelle brochure 28pA5

Ce texte de Julia Serano constitue le chapitre 8 de son livre Whipping girl, a transsexual woman on sexism and the scapegoating of femininity, paru en 2007. Il s’agit là de sa première édition publiée en français.

Dans son livre, Julia Serano part en partie de sa vie pour tirer une analyse politique féministe de la situation des femmes trans dans la société occidentale et les milieux féministes et LGBT. Elle défend la thèse que les femmes trans, avant de subir des formes évoluées de transphobie, sont le plus souvent les cibles du sexisme traditionnel et de la misogynie banale et parfois insidieuse qui sévit historiquement dans nos sociétés et milieux. Elle propose donc, avant de partir en guerre contre de nouveaux systèmes d’oppression, de revoir en profondeur nos rapports à la féminité et à sa (dé)valorisation. Elle propose de nouveaux cadres de réflexion, via une remise en cause radicale des comportements misogynes et des perceptions des féminités.

Dans ce chapitre, elle s’attarde sur les privilèges cissexuels ainsi que sur les mécanismes que les personnes cissexuelles mettent en place pour justifier et maintenir leurs privilèges. L’idée est de mettre en lumière un statut opprimant (en l’occurence, le statut cis), pour l’étudier et en comprendre les fonctionnements. Ce qui permet, pour une fois, de ne pas placer les personnes transsexuelles comme objets d’étude, mais à l’inverse de mettre les personnes cissexuelles et leurs comportements sous la loupe d’une analyse matérialiste visant à questionner la norme.

disponible sur : http://infokiosques.net/spip.php?article884

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